L'actualité revendicative et la défense des droits des travailleurs des Yvelines (78) dans le secteur des activités postales et de télécommunication
La Conférence sociale convoquée par le gouvernement les 9 et 10 juillet, a réuni près de 300 participants dont les représentants de toute les organisations syndicales et patronales.
Elle s’est déroulée en 4 phases distinctes. Pour marquer une démarche politique qui se veut en rupture avec le gouvernement précédent, plusieurs sujets seront abordés dans les prochains mois : représentativité, financement des organisations syndicales et patronales, parcours des militants, reconnaissance des mandats interprofessionnels …
Dans chacune des 7 tables rondes, la délégation de la CGT s’est efforcée de porter des revendications, des propositions en rupture avec les politiques économiques et sociales menées depuis de nombreuses années.
Dans un premier temps, les représentants de la CGT se sont heurtés à une offensive très orchestrée du Medef, relayée par plusieurs experts, voire par certains syndicats sur 3 positions :
Le coût du travail est trop élevé, les entreprises ne peuvent plus financer seules le système de protection sociale compte tenu de la compétitivité internationale. Il faut un transfert des cotisations sociales sur la TVA ou la CSG, (souligné par nous)
Les rigidités du marché du travail trop nombreuses et la jurisprudence qui freinent l’embauche sont contraire aux besoins de souplesse dont ont besoin les entreprises,
Il faut faire confiance à la négociation entre partenaires sociaux et ne pas prendre de décisions à cette conférence.
La CGT est intervenu solennellement auprès du gouvernement sur la nécessité d’une orientation et d’engagements précis de sa part sur les sujets soulevés par la CGT.
La CGT a relevé deux domaines essentiels où les positions actuelles du gouvernement ne sont pas acceptables :
* L’absence de mesures rapides pour contrer les plans de licenciements, les fermetures de sites industriels (droit suspensif, redéfinition du licenciement économique, alors que le patronat prédit « la multiplication des restructurations du fait de la situation financière des entreprises »
* Le cadre budgétaire qui impose une réduction des effectifs et un gel des salaires dans les fonctions publiques.
Plusieurs annonces ont déplu au Medef :
La fin de la négociation « compétitivité emploi »,
L’évaluation des aides publiques aux entreprises pour juger de leur pertinence,
La réforme de la représentativité patronale,
La participation des représentants des salariés dans les Comités de rémunération pour les dirigeants.
Après cette Conférence, la CGT doit poursuivre ses campagnes de sensibilisation et de mobilisation auprès de l’ensemble des salariés actifs et retraités, avec l’ambition de se saisir de toutes les opportunités pour gagner de nouvelles conquêtes sociales.
C’est une condition indispensable pour que le changement se traduise concrètement dans le quotidien des salariés.
Débattre et mobiliser autour des revendications de la CGT est d’autant plus nécessaire que la bataille idéologique avec le patronat va se poursuivre, voire s’intensifier, notamment
sur le droit du travail,
Le financement de la protection sociale.
Au cours de cette conférence, le patronat s’est arc-bouté pour freiner toutes les revendications. Il est donc du devoir de la CGT, dans son ensemble, d’être vigilante, de ne rien laisser passer. Nous devons exiger du gouvernement que, pour régler la crise dont le monde du travail n’est absolument pas responsable, une contribution exceptionnelle sur la fortune soit rapidement mise en place. L’évasion fiscale est en pleine expansion. Le manque à gagner irait jusqu’à 50 milliards d’euros pour les finances publiques.