Depuis quelques semaines de nombreux tracts sur les activités sociales et culturelles (ASC) sont distribués dans nos services. Jamais nous n’avons eu une campagne électorale aussi florissante sur le sujet. Certaines organisations syndicales n’auraient-elles plus d’autres préoccupations ? Finie la crise ? Finies les restructurations, fini le mal être au travail, finies les revendications salariales ?
Lors de la campagne électorale, la CGT
Ne vous distribuera pas de faux chèques : Cela ne vous servirait à rien !
Ne vous distribuera pas de stylos : Même s’il faudrait reécrire le monde !
Mais nous pouvons, si vous le désirez, vous remettre un bulletin d’adhésion.
Pour mettre fin à la surenchère démagogique,
pour des propositions sérieuses et réalisables :
Le 22 novembre votez CGT
Il est certes plus facile de s’en prendre aux autres organisations, surtout à celles qui acceptent la gestion des ASC, qu’à l’entreprise qui pourtant, a la maîtrise de notre pouvoir d’achat et du montant de notre enveloppe ASC. Nous imaginons aisément l’entreprise se gausser devant tant de déferlement, lorsque les organisations syndicales se déchirent sur les ASC, elle, « pénarde », peut négocier des accords salariaux au rabais. Après tout, pourquoi accorder plus lors des négociations salariales puisqu’elle peut, avec cette complaisance, récupérer d’une main ce qu’elle a donné de l’autre. Les actionnaires ont encore de bons jours devant eux !
Le carré magique, le panier pour tous, en plus d’être d’une crédibilité douteuse ne représenteraient rien d’autre qu’une augmentation du pouvoir d’achat !
Or les activités sociales et culturelles ne sont pas là pour pallier à nos problèmes de pouvoir d’achat mais pour répondre à nos besoins sociaux.
« ASC » ne doit pas signifier « Aide et Soutien au Caddie » !
Il existe des négociations salariales pour cela. A chacune et chacun de les investir !
Alors, qui croire ?
Il y a les Monsieurs (et Madames) PLUS : un peu comme chez Bahlsen qui vous promettent monts et merveilles oubliant que l’enveloppe des activités sociales et culturelles n’est pas extensible. Comme par hasard ce sont les mêmes organisations syndicales qui ne proposent jamais de budget prévisionnel. Peut être ont-ils peur que le cumul de ce qu’elles proposent soit supérieur au montant de l’enveloppe !
Il y a eu ceux qui laissent entendre que les élus s’en mettent plein les poches et préparent leurs vacances au soleil en compagnie de leur expert comptable et des contrôleurs de l’URSAFF (il faut bien acheter les témoins !).
Pour vous y retrouver nous vous invitons à vous renseigner sur le vote des organisations syndicales lors des séances au CCUES et dans vos Comités d’Entreprise. Vous les trouverez dans les comptes rendu CGT et sur les sites internet des CE et CCUES.
Et il a y celles et ceux qui vous font des propositions et sont prêts à en débattre avec vous. Depuis la création des IRP à FT, la CGT prend ses responsabilités tant dans les CE qu’au CCUES mais elle ne décide pas seule (pour exemple CCUES 7 élu(e)s CGT sur 25, CE DO IDF 5 élu(e)s sur 20). Pour autant, elle travaille à des perspectives et formule des propositions :
- Pour le droit aux vacances de qualité pour tous. Nous militons pour que toutes propositions de vacances soient élaborées par les CE, au plus près des salariés. Nous sommes pour la création d’une centrale d’achat au niveau du CCUES (comité central) pour pouvoir proposer plus de choix dans les prestations à des prix plus attractifs. Nous sommes pour mettre fin au barrage des 8 jours/7 nuits. Nous sommes pour élaborer un système de priorité pour que tout le monde puisse partir, un système de points en fonction des prestations choisies pour que chacune, chacun, puisse faire le choix de partir plus souvent ou plus loin et plus longtemps mais moins souvent.
- Pour que les CE constituent progressivement des patrimoines en prenant des parts (lits) dans des villages vacances par un système d’autofinancement afin d’obtenir des tarifs préférentiels et être sûr de pouvoir vous proposer des prestations dans les périodes critiques que sont les vacances de février et mi-juillet, mi-août.
- Pour des orientations claires en matière de quotient familial (QF), allant dans le sens de la justice sociale, où soit pris en compte la réalité du pouvoir d’ac hat de toute la famille. Nous sommes pour une conception solidaire et donc sociale. Nous sommes pour diminuer le nombre de tranche de QF en passant de 14 à 10 tranches, le système actuel pénalisant les familles aux revenus moyens. Nous sommes pour que les aides soient données aux ouvrants droits (vous) et à leurs ayants droits (votre conjoint, votre enfants), et pour aider davantage les familles monoparentales.
- Pour une vraie réponse aux besoins sociaux en termes de logement et de restauration.
- Pour la pratique du sport dans l’entreprise et à l’extérieur.
- Pour le développement de la pratique culturelle mais aussi pour que le CE participe aux financements de création artistique.
- Pour une billetterie de proximité qui permette de vraies réductions
- Pour des activités sociales et culturelles qui nous accompagnent tout au long de la vie, que nous soyons « nouveau » parents (avec Noël, la garde d’enfant, centres de loisirs… ), parents (avec les colonies de vacances, les voyages, les week-end , la culture, les aides à la scolarité….) ou encore que nous soyons retraités.
- Pour des CE de proximité nous sommes convaincus que l’amélioration des prestations ASC passe par une gestion au plus proche du lieu de vie et de travail des salariés. C’est pourquoi nous nous battons contre FT et toutes les autres organisations syndicales pour des CE géographique (et non plus de branche comme aujourd’hui) pour que tous les salariés d’un même site aient les même droits. Pour les mêmes raisons, la CGT milite pour un transfert progressif de certaines activités du CCUES vers les CE.
- Pour des antennes CE sur les gros sites afin que vous puissiez trouver des interlocuteurs proches pour poser en direct vos questions et déposer vos dossiers.
- Pour que le choix de prestataire se fasse selon une charte éthique, pour que l’argent du social serve à développer le social et non pas à « engraisser des actionnaires ». Ainsi nous faisons le choix pour les vacances adultes de travailler avec les prestataires du tourisme social (référencés par l’UNAT ou l’ATES). Leurs prestations sont similaires voire supérieures à celles du tourisme marchand sauf que leur but n’est pas lucratif. Les bénéfices, s’il y en a, ne sont pas versés à des actionnaires, mais réinvestis dans l’amélioration de leurs prestations, les conditions de travail de leurs salariés, ou le développement d’autres structures sociales. Il nous parait aberrant que des organisations syndicales sous couvert du « où je veux quand je veux et avec qui je veux » oublient les valeurs de solidarité du syndicalisme. Elles sont prêtes à distribuer l’argent du social dont elles ont la gestion à des entreprises qui exploitent leurs salariés, détruisent l’environnement et dont l’unique but est de satisfaire les profits financiers.
- Pour que l’enveloppe des ASC se calcule en fonction du chiffre d’affaires et non plus en fonction de la masse salariale (qui diminue avec la baisse des effectifs). La Cgt revendique 1% du chiffre d’affaire. La somme serait largement plus importante. Hélas nous sommes les seuls à nous battre pour cette revendication.
- Pour que France Telecom entame des négociations pour la reprise des CESU comme elle s’y était engagée
En conclusion, nous sommes pour que l’enveloppe des activités sociales et culturelles serve à ce qu’elle aurait toujours dû servir : répondre à nos besoins sociaux !