L'actualité revendicative et la défense des droits des travailleurs des Yvelines (78) dans le secteur des activités postales et de télécommunication
La CGT à la DSIC, c’est ça au quotidien !
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Notre activité ne se résume pas à la distribution de tracts, qui ont le mérite d’informer et de sensibiliser le personnel.
Les militants et élus CGT s’investissent dans toutes les instances locales et nationales de concertation et de négociation, dans lesquelles ils défendent et représentent le personnel et exposent les revendications du syndicat.
Les représentants CGT au CHSCT et l’instance ont pour mission d’alerter et de faire prendre en compte par la direction les problèmes d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail constatés par eux-mêmes ou le personnel, et notamment les conséquences néfastes d’un déménagement géographique ou d’une nouvelle organisation (exemple : aménagement en Open Space), et de proposer des améliorations des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité. Le comité se réunit en moyenne trois fois par an. Les demandes d’organisation d’un CHSCT exceptionnel émises par la CGT en 2010 et 2011, ont été refusées par la direction au motif qu’il n’y avait pas de danger imminent, ce qui est inadmissible.
Nous participons également au CTP (Comité Technique Paritaire), où sont délibérées les modalités de mise en place d’une nouvelle organisation ou des modifications des conditions de travail décidées par la direction.
Les représentants du personnel participent aux CDSP (Commission de Dialogue Social de la Poste). C’est au cours de la dernière CDSP, que les représentants de la CGT ont demandé et obtenu le maintien sur son lieu de travail du personnel de l’UGRH, dont l’activité a été transférée au CSRH de Châlons.
Nous participons également aux CAP (Commission Administrative Paritaire pour les fonctionnaires) et CCP
(Commission Consultative Paritaire pour les contractuels), instances qui se réunissent à la demande d’un agent ou de la direction, en cas de conflit, ou de désaccord (sur des questions de disciplines, d’appréciation, de mobilité, autres …) notre rôle étant alors de défendre l’agent, son statut et sa dignité, ou pour une commission de réforme, ou bien aussi pour la promotion des postiers fonctionnaires.
Nous invitons régulièrement le personnel à venir participer aux HMI (Heures Mensuelles d’Information) pour l’informer, lui permettre de s’exprimer, de réagir à l’actualité sociale et postale, d’exposer ses revendications, et lui proposer et décider avec lui des actions à mettre en œuvre pour les défendre, dans l’esprit des valeurs de la CG
T.
Nous sollicitons des audiences auprès de la direction dans le but d’être informés sur ses orientations, motivations et décisions, d’exposer nos revendications, de négocier des accords dans l’intérêt du personnel et pour la défense du service public.
C’est notamment au cours de ces audiences, que nous avons remis les pétitions massives du personnel exprimant des revendications fortes et légitimes et affirmant clairement son opposition, aux aménagements en open-space, au déménagement des plateaux-projets du SI Industriel de Paris-Montparnasse à Montrouge, à la perte de la jouissance du restaurant de Guyancourt et son exigence du maintien d’un service RH de proximité à l’écoute du personnel.
En plus des pétitions, la CGT a été à l’initiative de délégations du personnel pour soutenir ses revendications, conserver l’accès au restaurant le Californien et affirmer le refus du personnel des aménagements des locaux de travail en espaces ouverts.
Votre soutien et votre implication sont précieuses et indispensables pour que notre activité syndicale soit la plus vivante et efficace possible, et, pour une action forte et solidaire <
Astreintes : les agents ne veulent pas devenir les « dindons de la farce » !
Régulièrement, la direction revient à la charge pour nous « proposer » des astreintes. Après avoir fait le choix de ne pas assurer une surveillance de nuit dès la montée en charge des applications informatiques au Courrier, puis après avoir fait appel à la sous-traitance de la supervision, la direction fait appel aux postiers pour assurer la continuité de service.
Le problème c’est que cette astreinte se fait à l’économie, à savoir sans embauche de personnel, alors qu’une partie grandissante de la population est réduite au chômage, et que la direction préfère nous faire travailler jour et nuit, 7 jours sur 7, sans compensation suffisante en comparaison avec la disponibilité demandée.
Aujourd’hui les postiers ne sont pas dupes de la politique de La Poste et refusent largement de signer avenants et notifications distribués par la direction. La mise en place de l’astreinte est différée, mais nous restons vigilants.
Plateaux projets : la négation des conditions de vie et de travail
La mise en place des plateaux projets part de l’idée qu’il est nécessaire d’améliorer le travail collaboratif. Cela sous-entend que le mode de travail classique rend ou rendait la collaboration difficile, voir impossible, ce qui est faux ! Comment a-t-il été possible d’imposer au personnel de travailler dans des conditions aussi méprisables et contraignantes que celles de certains plateaux projets installés à Paris ? Ces conditions perdurent actuellement,
Ce nouveau mode de travail a servi à justifier et remettre au goût du jour la mode des Open Space à la DSI-C, alors qu’elle a été abandonnée dans d’autres entreprises. La direction espérerait que ce nouveau mode d’organisation donne des résultats positifs. L’expérience démontre qu’il n’en est rien, bien au contraire, les retards de développement s’accumulent, et la qualité du travail fourni est très loin d’être satisfaisante.
Le travail en plateaux projets se réalise avec une armée de prestataires et s’accompagne de nouveaux dogmes tels qu’il n’est plus possible d’attendre six mois ou un an ou plus pour montrer des résultats aux utilisateurs. En bref, il faut faire vite, bien ou mal ...
Le vécu des postiers à Montparnasse est désastreux, les conditions de travail se sont particulièrement dégradées.
Il est probable que nos dirigeants ont imaginé que le travail en plateau projet allait répondre aux exigences de performance, de réduction de coût, d’augmentation de la productivité, de la vitesse de développement et de la flexibilité liée aux contraintes d’organisation.
Cela sous-entend qu’il il n’y a plus d’horaire, mais aussi que l’implantation géographique ne doit plus être un problème (pour la direction surtout !) : un jour ou plusieurs, ou une semaine, ou un mois ou six, ou un an ou plus … à droite ou à gauche, à Saint Quentin en Yvelines, à Paris-Brune, à Montrouge, à Champs sur Marne, à Montpellier ou ailleurs ...
Et, quid de la vie personnelle des agents ? Comment avoir une vie de famille, des activités sportives et culturelles, satisfaisantes dans ces conditions ?
Open space : espace de convivialité ou de contrôle social ?
En quoi l'open space pose-t-il problème ?
Dans la tradition française, le bureau est un lieu de symbole extrêmement fort. Avoir son propre bureau fermé, c'est signe que l'on est bien placé hiérarchiquement. C'est aussi un gage de tranquillité pour travailler et se concentrer, et de possibilité de personnalisation, d'appropriation de son lieu de travail
A l'inverse, l'open space est un plateau, souvent de 30 à 50 personnes, sans cloison, et avec des postes de travail complètement anonymes, dépersonnalisés. Dans les formes ultimes d'open space, les salariés ne savent même pas quel bureau leur sera attribué le matin à leur arrivée. Pour ces formes ultimes d'open space ... nous agitons le chiffon rouge !
Est-ce le symbole d'un nouveau management ?
L'open space est considéré comme étant «moderne», permettant une « meilleure collaboration » des salariés, et facilitant le travail en équipe. Mais en contrepartie, l'open space fabrique du contrôle social. La norme sociale, sous forme de «cancans», de rumeurs, est très présente dans l'entreprise, et est ainsi accentuée par l'open space. Chacun se surveille, écoute les conversations des autres. La hiérarchie de l'entreprise se sert en fait de l'open space comme d'une mécanique de contrôle social des salariés entre eux, ce qui lui évite de le faire elle-même
(d’après : Alain d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS)
Paroles de candidat à la DSIC
« Je suis candidat CGT sur la liste CT pour :
que les compétences du personnel soient reconnues.,
que les nouvelles technologies et les nouvelles méthodes de travail ne rendent pas la vie du personnel invivable.
que les postiers redeviennent des acteurs du changement
que la formation du personnel soit réellement efficace
que le personnel retrouve des conditions de travail normal (non aux open space). »
Patrick RAIMBAULT